Pour fuir les températures caniculaires qui règnent sur le Morbihan, nous décidons de mettre le cap sur  les Côtes d’Armor. En effet le dôme de chaleur vient de descendre d’un cran vers le sud et épargne la côte littorale du Nord-Bretagne. C’est le moment d’aller visiter le musée Mathurin Méheut à Lamballe. De plus l’exposition temporaire réunit les œuvres de deux peintres bretons Mathurin Méheut et Henri Rivière qui ont la particularité d’avoir une démarche artistique liée au mouvement japonisant. Sur la route nous découvrons que le musée est fermé durant la pause déjeuner. Il nous faut revoir notre programme. Nous commençons donc par parcourir le centre ville de Lamballe avant d’aller nous installer sur les tables de pique-nique du jardin public pour nous restaurer. Puis nous déambulons vers l’église Saint-Jean et son jardin médiéval où sont cultivées les plantes médicinales, utilitaires, potagères et ornementales. Ensuite nous rejoignons la place du Martray avec ses maisons à pans de bois et nous attendons à la terrasse d’un café l’ouverture du Musée situé dans l’enceinte du Haras National.
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Jardin public de Lamballe                                                                             Côte du Goëlo entre Tréveneuc et Binic

Au musée nous découvrons les œuvres de Mathurin Méheut : dessins, peintures et céramiques. Présentées par thèmes, elles montrent la diversité des inspirations de l’artiste au cours de ses pérégrinations,  son attrait pour la nature et  son engagement dans les tranchées de la première guerre mondiale. L’exposition temporaire sublime le japonisme des deux peintres cités ci-dessus. Notre rendez-vous pour la visite du haras national fixé à 16 heures nous laisse le temps de musarder, de contempler et d’approfondir nos connaissances au travers des supports multimédias.

Au milieu de l’allée centrale longeant les écuries, nous attendons notre guide. Elle nous fait pénétrer dans l’écurie n°10 où sont exposés, au milieu des stalles, des panneaux illustrant l’histoire du haras et des chevaux qui y étaient logés. Il a été créé en 1825, il comportait douze écuries pouvant accueillir 400 étalons de type trait breton. Suite au désengagement du ministère de l’agriculture en 2006, l’ensemble du site est repris par une société d’économie mixte qui va dynamiser l’infrastructure au travers de visites, spectacles et animations pédagogiques. Nous traversons différentes écuries où sont logés les chevaux de propriétaires ou ceux destinés aux spectacles et aux démonstrations équestres. Puis nous entrons dans la sellerie d’honneur où sont  exposés et conservés les selles, les harnais et les brides ayant appartenu au haras. Nous terminons par les voitures hippomobiles qui ont servi avant la mécanisation agricole et automobile.
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Nous quittons cette ville d’art et d’histoire pour nous rendre à Saint-Brieuc où nous avons réservé un appartement. De notre hébergement nous traversons la ville de Saint-Brieuc pour nous rendre au manoir Le Quatre Saisons où un maître restaurateur officie. Une adresse dont on se souviendra pour un futur périple dans la baie de Saint-Brieuc.

Distance : 17 km
Dénivelé : +306m - 368m

Le lendemain, nous allons nous dégourdir les jambes sur le GR 34. Tout d’abord nous prenons le bus Breizhgo à Binic pour Tréveneuc afin d’éviter un aller- retour sur le GR. Le bus nous dépose dans le centre bourg de Tréveneuc. Nous rejoignons la côte située à environ 1km. Puis nous nous dirigeons vers la pointe du Bec de Vir. Nous longeons le bord des falaises, le sentier est entrecoupé de petites plages de galets noirs. Il faut attendre Saint-Quay-Portrieux pour apercevoir les premières plages de sable fin. Un groupe de retraités a bravé la température glaciale de l’eau de la Manche. Les premières villas cossues du début du XXème siècle surplombent le littoral. La plus pittoresque est celle du comte de Calan de style mauresque, actuellement entourée d’un hôtel. Le sentier est bordé, côté mer, par une balustrade blanche qui donne une sensation de promenade du temps jadis où les gens de la haute société venaient goûter aux premiers bains de mer et profiter des premières stations balnéaires.
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Entre Saint-Quai-Portrieux et Binic, le sentier est nettement plus sportif. Les petits raidillons s’enchaînent, avec ou sans marches. A la plage du Moulin, nous profitons d’une table de pique-nique située face à la mer pour sortir nos victuailles et souffler un peu. Sur la plage d’Etables-sur-Mer, les cabines de plage s’alignent sur le môle. La marée basse n’incite pas à aller se baigner car la distance entre la plage et la mer se mesure en plusieurs centaines de mètres. Nous poursuivons jusqu’à la pointe de Trouquetet où ma compagne sent un désir de baignade immodéré. Pour ma part, je me contenterai de rafraîchir mes bas de jambes tandis que ma naïade ira savourer l’onde salée. A l’approche de Binic, le sentier est barré pour cause et risque d’effondrement. Nous empruntons un itinéraire bis qui nous mène dans les faubourgs où se construisent d’énormes villas. Au lieu de suivre les circonvolutions de ce nouveau balisage, nous optons pour un chemin direct vers le port. En ce milieu de samedi après-midi, la ville est animée, les terrasses sont pleines et les places de parking se font rares. Ainsi nous avons découvert un nouveau tronçon remarquable du GR 34 sur la côte du Goëlo.
Treveneuc