Le voyage à Nantes, un incontournable pour les amateurs d’art contemporain urbain. Pour cette nouvelle édition, l’accent est mis sur un des quatre éléments : terre, eau, air et feu. Pour entamer ce cycle, les artistes vont devoir composer avec l’élément le plus matériel : la terre. Comme à l’accoutumée, au village de Trentemoult le navibus est le moyen idéal pour accéder à Nantes en traversant la Loire. O surprise, l’embarcadère a été déplacé en amont, au niveau du port de commerce. Nous longeons une zone à mobilité douce récemment aménagée pour accéder à la passerelle d’embarquement. Pour éviter de longues marches, notre ticket naolib nous permet durant une heure d’emprunter les transports en commun. Ainsi le bus puis le tram nous déposent à l’entrée du jardin des plantes.

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Nous y redécouvrons d’anciennes œuvres monumentales et une nouveauté holographique : Hortulanus mirabilis créé par Pierrick Sorin. Notre déambulation se poursuit à pied jusqu’au château des Ducs de Bretagne. Un immense palmier-dattier s’est implanté dans les douves dominant de ses palmes les remparts. Louis Guillaume, son créateur, a mélangé des matériaux manufacturés et naturels pour sa réalisation. A quelques centaines de mètres, dans les cryptes de la cathédrale Saint-Pierre et Saint-Paul, Anne Charlotte Finel expose ses vidéos : vitesse et énergie où se mêlent de fantomatiques animaux. Les nouvelles technologies audiovisuelles n’arrivent pas à nous émouvoir. Passage Sainte Croix, Caroline Le Méhauté présente des œuvres réalisées à partir de terre de tourbières, forestières et maraîchères. Nous cheminons jusqu’à la basilique Saint-Nicolas où l’artiste libanais Ali Cherri, à partir d’un texte de Jules Verne a imaginé la machine du Sacré. Pour accéder place Graslin, la traversée de l’emblématique passage Pommeraye est incontournable. En arrivant sur la place, l’élément terre prend toute sa valeur. D’une éruption le sol s’est soulevé entraînant des ammonites géantes, bousculant les carcasses de voitures et les gravats de notre modernité. Grand fan de Jules Verne, il est temps d’aller visiter le musée qui lui est consacré. Nous reprenons le bus pour le quartier Chantenay. Une belle demeure, dominant la Loire, abrite une rétrospective de ses œuvres. Le voyage à Nantes se termine au jardin extraordinaire où sont installées les colonnes à base de bouse de vache de Barbara Schroeder au milieu d’une végétation luxuriante. Un jardin créé dans une ancienne carrière de granit où cascade, via ferrata, bassin aquatique tentent de reproduire l’univers vernien. Cette édition 2026 nous a laissé sur notre faim. La plupart des œuvres que nous avons pu contempler n’ont pas suscité d’émotions particulières.